Encore le soleil, c'est exceptionnel. Aujourd'hui pour cette seconde sortie du mercredi, j'accompagne trois nouveaux : Thibaud, Florian et Antoine. Un 3ème, un 4ème et un 6ème.
Le parcours, si vous souhaitez le faire, le voici :
Donc départ autour de 14h du Collège pour arriver au
Manoir de la Gloriette. Cette maison qui domine l'Yonne et le canal du Nivernais, est louée par l'Ecrivain Jules Renard en 1896. Il est l'auteur de récits réalistes comme Poil de Carotte (1894), de pièces naturalistes comme le Pain de Ménage (1898) et d'un Jouirnal (1925-1927). Il quitte ensuite cette maison pour aller vivre à Chitry les Mines.
Florian et Thibaud écoutent mes explications,
ainsi qu'Antoine.
Puis on repart vers La Chaise. Florian et Thibaud devant et derrière
Antoine en toute tranquillité.
Thibaud pédale d'un bon rythme pour essayer de rejoindre Florian parti devant.
A La Chaise, nous prenons la piste cyclable longeant le canal du Nivernais.
Le canal du Nivernais est un canal
qui relie le bassin de la Loire
à celui de la Seine
par l’intermédiaire de la rivière Yonne.
Il traverse le département de la Nièvre,
les Vaux d’Yonne et termine sa course à Auxerre, au cœur du département
de l'Yonne
D'une longueur de
174 km, allant de Saint-Léger-des-Vignes,
petite ville du sud de la Nièvre, à Auxerre, le canal du Nivernais se compose
de 116 écluses : 35 situées sur le versant Loire et 81 sur le versant
Seine.
L'alimentation est
effectuée via la rigole d'Yonne qui achemine l'eau du lac de Pannecière
jusqu'au bief de partage (point culminant du canal) délimité par les écluses de
Baye et de Port Brulé.
À partir du bief de
partage, l'eau s'écoule jusqu'à Chatillon en Bazois pour le versant Loire,
ensuite c'est la rivière Aron qui apporte son eau jusqu'à Decize.
Pour le versant Seine la
rivière Yonne alimente en eau le canal du nivernais à partir de La Chaise et La
Cure se joint à elle via l'embranchement de Vermenton jusqu'à Auxerre.
Un peu plus loin, c'est Florian qui "court" après Thibaud.
Le but de la promenade était ce pont mobile du XIXème siècle. A la fin du XVIIIème siècle, le bois manque à Paris. Le canal du Nivernais est creusé pour acheminer le bois de la Nièvre vers Paris par voie d'eau. Il est ponctué par ce type de ponts mobiles, qui s'actionnent grâce àun système de balancier, de manière à permettre la traversée du canal par les piétons sans entraver la circulation des bateaux.
Il est 16h20 quand nous atteignons Corbigny et tout s'achève par un réconfort alimentaire. Au total 18 kms sous un beau soleil et une température de 11° cependant.
Le Groupe quitte le Collège vers 15h pour se diriger vers Chitry les Mines. La descente vers Chitry est stoppé à deux reprises, une cyclote ayant des soucis avec son dérailleur.
Nous atteignons ensuite le but de notre randonnée :
la maison de Jules Renard. Il loue à Chaumot, commune limitrophe de Chitry, une maison, que l'on peut toujours voir, surplombant l' Yonne et le Canal du Nivernais, et qu'il baptisera "la Gloriette "
Puis nous repartons direction La Chaise et donc les bords du canal du Nivernais. Le parcours est vallonné mais s'effectue dans une joyeuse ambiance.
Pour cette fois l'AICC , a délégué Norbert pour remplacer Jeannot. On le remercie pour son aide efficace.
Aux Granges petit arrêt pour attendre tout le monde, la côte à 7% a fait mal........
mais les vaches en sont restés admiratives !!!!
Au total 12 kms effectués par une bonne température de 16° et un soleil royal à 13,41 de moyenne. Le dénivelé est resté honnête à 118m
Première sortie pour l'Internat. Départ à 14h. Pour commencer un seul participant
Christopher.
Après deux grandes grimpettes avec des passages à 7%, nous atteignons le Château de Villemolin
Construit au xive siècle sur l’emplacement d’une villa gallo-romaine,
la Villa Molini, qui laissa quelques piéces d'archéologie: entre autres
un bas-relief, représentant le sacrifice d'un taureau. Remanié aux
xviie siècle par Jean-Pierre, comte de Certaines, qui y ajouta une aile à
la fin du siècle et au début du xixe siècle, par Pierre Constant qui en
ajouta une seconde.
En forme de fer à cheval il est flanqué de
trois tours. Il est entouré d'importants communs des xve siècle, xviie
siècle et xixe siècle siècles.
Le mariage en 1538 de Barbe de Bascoing, héritière de Villemolin,
avec Étienne de Certaines, a fait entrer Villemolin dans le patrimoine
de la famille de Certaines (connue en Nivernais depuis 1296 et tenant
fief, entre autres, près de Cervon) qui l'occupe toujours actuellement.
Le
château de Villemolin est inscrit à l'Inventaire des Monuments
historiques depuis des arrêtés de 1978 (chapelle) et 2002 (l'ensemble du
site, du château et des communs) et est accessible aux visiteurs.
Le
château est situé dans le massif du Morvan mais ne fait pas partie de
son parc naturel régional. Il est néanmoins situé à moins de 2
kilomètres de celui-ci sur une hauteur qui lui fait face.
Puis nous repartons en suivant un faux plat traversant un petit bois pour rejoindre Sancy.
Pour rejoindre Cropigny, les pentes se feront exigeantes ; on notera un bref passage à 11% à l'entrée du village
Sur le retour, nous passerons à nouveau devant la Tuilerie où nous aurons la surprise et donc le privilège de voir le four en action, ce qui n'était pas le cas lors de notre dernier passage.
Au total 16 kms sous une température de 16° à la moyenne de 14,16 pour 267 m de dénivelé. Bravo à Christopher car ce n'était pas facile !
Jeudi 20 Octobre, le circuit de 11 kms et de 161 m de dénivelé nous emmène vers la
briqueterie-tuilerie dite de la Chapelle de Sarre, située route de Cropigny à Corbigny.
C’est une briqueterie à l’ancienne. On y perpétue une tradition vieille de deux siècles, qui consiste à réaliser des tuiles, briques, dalles, avec une cuisson au feu de bois. Cela donne des produits aux couleurs variées, qui constituent une production artisanale et traditionnelle. Ce type de petite industrie est intéressante pour la qualité des matériaux et pour le savoir-faire perpétué. Cette tuilerie est la seule de la Nièvre à avoir fonctionné sans interruption, de père en fils, depuis le 18ème siècle.
Il est 15h30 quand nous arrivons sur le site
Monsieur Henriot nous accueille et nous fait visiter son entreprise
Que ce soit la brique, la dalle ou la tuile, la source est la terre. Tous ces objets sont fabriqués à partir d’une terre un peu particulière, qui est puisée dans une carrière, quelques centaines de mètres au nord de la tuilerie. C’est une terre qui comporte beaucoup d’argile, des kaolins et des oxydes de fer. De ce fait, elle est fine et malléable. Plus précisément, c'est une argile jaunâtre du Thanésien. Lorsque la terre est extraite, elle est déposée sur une bande transporteuse, qui va la mener dans un broyeur. Selon les conditions climatiques, cette terre va être préalablement arrosée, afin de la rendre potentiellement plus malléable.
Les conditions climatiques sont essentielles dans le processus de fabrication. On n'hésite pas à l'exposer à la pluie, afin qu'elle s'imprègne d'eau, voire même qu'elle soit travaillée par le gel. Dans le jargon briquetier de cette région, quand la brique est travaillée par les caprices de la météo, on dit que la terre pourrit. Un passage par la faussée, c'est à dire un trempage durant 24 heures, pourra s'avérer indispensable. Elle sera ensuite acheminée au broyeur avec des petites berlines assez typiques des carrières du coin. Ce sont de petits wagonnets à voie étroite et godet renversant.
Le broyeur va affiner la terre jusqu’à l’amener à une situation de pâte molle, compacte et uniforme. Ce processus est réalisé par grattage et écrasement. Elle passera alors dans un filler (appelé en français une filière). Cet objet est un moule. C’est en quelque sorte un grand robinet. Quand la terre passe à l’intérieur, elle prend la forme imprimée par le moule.
La forme tombe alors délicatement sur une table comportant des rouleaux cylindriques, disons pour simplifier sur l’équivalent d’un tapis de caisse de supermarché.
Monsieur Henriot nous présente des tuiles qui viennent d'être fabriquées. La tuile formé par la filière n'a pas forcément exactement la bonne forme. C'est notamment le cas des tuiles à crochet. Le crochet est un bourrelet qui suit longitudinalement toute la tuile. Cet objet va permettre de racler la partie excédentaire. Ainsi, ce ne sera plus une bosse longitudinale tout le long de la tuile mais uniquement un bourrelet au bout de la tuile. La terre excédentaire est bien sûr réintroduite dans le flux.
Pour ce qui ne peut pas être conçu par un filler – ce qui est le cas des dalles hexagonales – l’objet est alors formé par une presse, que nous verrons aussi en photos.
On remarquera, au passage, la remarquable charpente de cette Tuilerie.
Nous traversons les espaces de séchage.
Une fois que l’objet sera formé va alors commencer une longue période de séchage. Les briquettes vont être déposées sur des tables de séchage ou à même le sol. Le délai de séchage est tout à fait variable étant donné que ça dépend assez grandement des conditions climatiques. Pour une situation habituelle, le délai est d’environ deux semaines. Une fois ce délai écoulé, les objets vont être amenés au four.
Nous entrons ensuite dans le couloir des fours
Dans le four, les objets vont être amenés à 950 - 1000°C durant une douzaine d’heures. Lorsque l’objet sera cuit, il obtiendra son étanchéité.
La briqueterie comporte quatre fours, qui sont en temps habituels utilisés dans un cycle. Pour une cuisson terminée, on récupère l’air chaud afin de préchauffer le four suivant. Ce sont ce qu’on appelle des fours à flamme renversée. Bien que le foyer soit situé sous les fours, la flamme n’est pas située sous les objets à cuire. On canalise la flamme jusqu’au sommet du four, lequel est une rotonde. La flamme va alors suivre la coupole, tourner et lécher les objets par le dessus.
Lors de la cuisson, la température est telle que les portes des fours sont murées. Pour contrôler la cuisson, un œilleton est ménagé dans la porte murée. Dans le jargon briquetier de cette région, quand la température du four est bonne, on dit que le rouge passe.
Le foyer est un feu de bois. C’est une méthode traditionnelle. Pour chauffer, la tuilerie utilise des déchets de scierie. Ainsi, le métier de ces hommes est un véritable art du feu. Le produit formé à une couleur variable. C’est ce qu’on appelle du flammé. La forme est variable aussi, ne serait-ce qu’à cause du façonnage de l’objet, avec une méthode restée volontairement rudimentaire. C’est ce qui permet de retrouver la forme un peu inégale du temps passé. L’artisan l’explique bien : sur un marché de brique standardisée, la tuilerie ne serait pas compétitive. Des tuiliers espagnols produisent dans d’immenses briqueteries des produits standardisées avec des machines. Ici, le but est de produire un objet à l’ancienne, pour perpétrer les méthodes d’antan.
Ca permet de construire comme à l’ancienne. Les principaux clients sont des particuliers, désireux de construire ou réparer avec un produit charmant dans une maison ancienne. Quelquefois, ce sont aussi les monuments historiques. La tuilerie a été la propriété de la famille Garnier-Monot depuis 1892, jusqu'en février 2002. A cette date, elle a été léguée à Bernard Henriot, issu d'une famille de tuilier-briquetier. Son objectif est de continuer à faire vivre la tuilerie sans rien y changer.Nous le remercions pour son accueil et ses explications fortement intéressantes.
Jeudi 13 Octobre, c'est la première sortie des cyclonautes Corbigeois. Au menu 8kms, 100 m de dénivelé vers la Chapelle de Sarre
Au nord-est de Corbigny sur le chemin de St-Jacques de Compostelle, la modeste chapelle de Sarre datant du XIIème faisait autrefois partie du prieuré primitif.
Après l'incendie général de 1180, elle abrita les reliques de St Léonard. Constitué d'une seule pièce, le petit oratoire ne possède qu'un autel de pierres dans lequel auraient été déposées les reliques du saint, et un tronc à offrandes à l'entrée.
La chapelle et la fontaine étaient le lieu d'un pèlerinage important au XIIème siècle.
Sur la chaussée on trouve la Coquille Saint Jacques, balisage du Chemin de St Jacques de Compostelle au départ de Vézelay.
Le groupe s'arrête devant la Chapelle ; ici le pourcentage de la côte est à 6% !
Jeannot ferme la marche du petit groupe
Dans un champ, au retour, nous croisons une cigogne.